dimanche 30 novembre 2014

Comment restaurer un harmonium , en se limitant aux problèmes simples ?

Publié par snpamc - Syndicat National Profesionnel des Artistes Musiciens des Cultes  

la FFAH (fédération française de l'harmonium) a été créée en 2004 sur des conseils de Michel CHAPUIS, (organiste de renommée mondiale) et Michel DIETERLEN , (auteur de la seule thèse de doctorat sur l'harmonium), car cet instrument subissait depuis les années 1960/70 un véritable problème pour diverses raisons : remplacement par des orgues électroniques (!!), vandalisme, chapardage, ventes des plus beaux quelques euros etc...)
Ainsi ce patrimoine né vers 1830 et dont le dernier fabricant disparaîtra vers 1965 , était oublié ......... alors qu'on avait inventorié, repéré , classé M H. des orgues, cloches carillons pianos-forte etc..
L'inventaire des harmoniums a vraiment commencé vers 2007 , à ce jour , 10.000 ont été vus dans diverses régions ( Aquiitaine , Normandie, Grand Paris, Rhone Alpes, Auvergne, GFranche Comté , Midi Pyrénées etc..
Une soixantaine ont été classés Mon Historiques ou inscrits à l'inventaire des M.H.
PROBLEME :
  • depuis 4 années environ, de plus en plus de demandes émanant de paroisses, communes,institutions, particuliers etc..., concernant la restauration de ces instruments de musique ... seuls quelques facteurs d'orgues savent faire ...
  • ainsi, des centaines .......... d'accordeurs de pianos, marchands de pianos ou d'instruments de musique sont sollicités pour rstaurer les harmoniums ............. mais ils ne savent pas faire !
C'est EUROPIANO qui a été l'initiateur d'un projet de stage :

Comment restaurer un harmonium , en se limitant aux problèmes simples ?

Un sondage réalisé a montré qu'il y avait de nombreux candidats .....
L'I T E M M (INSTITUT TECHNOLOGIQUE EUROPEEN POUR LES METIERS DE LA MUSIQUE), formateur dans ces métiers de la musique ,(piano, orgue violon, harpe, instrument sà cordes à vent etc....), est donc "partie prenante" pour financer , dans le cadre de la formation continue, les stagiaires viendront suivre les cours donnés les :

SAMEDI 28 DIMANCHE 29 LUNDI 30 MARS

au Seul musée Européen rassemblant un grand carillon et un musée de l'HARMONIUM
à TANINGES (haute savoie )
50 km d'ANNECY 35 de GENEVE
Les cours seront dispensés par Pierre VAN DE HEL, spécialiste de la restauration des harmoniums.

Les cours porteront sur les premières bases :

  • remise en état des pompes
  • remise en état du réservoir principal
  • remise en état et règlage de la; mécanique
  • vérification des anches
  • révision des pièces mécaniques ...
Des instruments seront sur place de manière à faire "travailler" les stagiaires .
Le MINISTERE de la CULTURE ,(direction du patrimoine et direction de la musique), sont, évidemment très intéressés par ce stage, qui sera sans doute suivi d'autres, le nombre des stagiaires pour la première édition étant de 25 . Le ministère aime ........... car cela ne leur coûte rien !!!!

POUR INFORMATIONS

FEDERATION FRANCAISE DE L'HARMONIUM
Musée du carillon et de l'Harmonium
HOTEL de VILLE
74440 TANIN
GES

POUR INFOS / 06 09 86 63 37
MAIL lemoinejb@wanadoo.fr
J B Lemoine président de la FFAH
P Emin vice président

Comment restaurer un harmonium , en se limitant aux problèmes simples ?

jeudi 13 novembre 2014

Le culte de l'harmonium

UN JOUR, UNE HISTOIRE - BELFORT - PROFESSEUR DE PIANO, FRANÇOIS VERRY SAUVE L’HARMONIUM DE L’OUBLI… ET LE RÉHABILITE


1 / 8
ON A DIT DE LUI qu’il était « l’orgue du pauvre ». L’harmonium est, au contraire, « un instrument complet, permettant notamment de varier le son ». François Verry lui a consacré cinq années de recherches. Aspects historiques, musicaux, sociologiques, patrimoniaux… Le musicien prouve que l’harmonium, orgue à caisse de résonance, non pourvu de tuyaux, mérite de sortir de l’oubli… Mieux ! Ne peut pas jouer qui veut. « Il m’a fallu du temps pour apprendre en autodidacte », témoigne-t-il. Professeur de piano au conservatoire de Belfort (90), titulaire de l’orgue du temple Saint-Jean, François Verry est pourtant un expert en claviers de tout type, et de toute époque. Curieux, conscient aussi des possibilités de l’instrument, il a entrepris un considérable travail de sauvetage : outre l’inventaire, le musicien démontre que l’harmonium est un élément de patrimoine. Il lui redonne toute sa place à travers des concerts spécifiques. Le dernier en date : piano et harmonium à l’église de Fontaine (90) le 1er novembre, sur un harmonium monumental de 7 jeux et demi, restauré par Hubert Brayé. « C’est un médiophone des facteurs Dumont et Lelièvre. Il offre de larges possibilités de répertoire ». La rénovation a été rendue possible grâce à la synergie créée par Orgalie, fédération départementale des orgues, et sa présidente Anne-Marie Scherrer.
« C’est l’instrument caméléon ! »
Dans le Territoire de Belfort, sur les 79 « éléments » répertoriés, 8 sont en assez bon état pour être utilisables en concert. On retiendra un orgue Alexandre restauré en 2013, l’orgue expressif de Francesco Bruni de l’église d’Essert, « particulièrement typé et original », l’harmonium Richard « en très bon état à l’église de Montreux-Château », l’harmonium Debain d’un particulier, deux instruments de la famille Mustel, un harmonium de la Procure générale de musique d’Arras, en très bon état, « remarquable par la finesse et la douceur du son et de l’expression »… L’inventaire dessine en creux l’histoire de l’harmonium. Indissociable de l’industrialisation du XIXe siècle. « J’ai trouvé des brevets incroyables à l’INPI », explique le musicien chercheur, qui a publié 160 pages illustrées dans un bulletin d’érudits comtois. L’harmonium, utilisé largement dans les lieux de culte, temple, église ou synagogue tout au long du XIXe siècle, a aussi rejoint les salons de particuliers. Pâmoisons, musique sentimentale, romantique, sacrée, avec ou sans vibrato… Il joue « tout ». Les orgues du Territoire, comme ceux de la région, provenaient de Suisse, d’Allemagne, et de région parisienne. « En 1860, année de sa création, l’usine Alexandre comptant plus de 600 ouvriers, a produit jusqu’à 7.000 harmoniums » explique François Verry. « Plus du double au moins ont été fabriqués chaque année, à partir de cette date, chiffre en augmentation croissante », a estimé le musicien. « Pour ne citer qu’elles, les deux plus grandes maisons de la région parisienne Alexandre et Debain ont été en mesure de fournir la France entière, et d’exporter vers les principaux pays européens ainsi que l’Angleterre et les États-Unis ». En Franche-Comté, on retrouvera le facteur Georges, né à Éloyes (88), formé chez un grand facteur d’orgues parisien puis reconverti à Besançon. « On a retrouvé un des harmoniums à l’église de Faverois (90), seul témoignage jusqu’à présent d’une facture locale datant du Second Empire ». Difficile aujourd’hui de faire réparer les harmoniums atteints par l’humidité. Les instruments hors d’état sont récupérés pour les pièces détachées. « La dernière fabrique a fermé en 1984 ». Les instruments entretenus servent au concert : musique sacrée pour l’accompagnement des cultes signée César Franck (1822-1890) bien sûr, mais aussi musique profane avec Camille Saint-Saëns (1835-1921) pour le salon et le concert. « C’est l’instrument caméléon ! » commente François Verry. Héritage de la colonisation, on le retrouve en Inde, utilisé dans les ashrams et dans la musique « hindoustanie ». « Au États-Unis, où l’harmonium est aspirant, offrant un son plus doux, les familles se faisaient photographier devant lui ». Chez nous, l’harmonium (soufflant) va du guide chant à l’instrument monumental, souvent remarquable. Tombant en poussière dans une cure ou un grenier… Un désastre en réalité !
Inventaire du Territoire de Belfort, publié par la Société belfortaine d’émulation, francois.verry@wanadoo.fr

Express

1842 : Alexandre Debain invente le mot « Harmonium » et dépose son brevet, perfectionné jusqu’en 1844. Vulgarisation de l’instrument, moins coûteux que l’orgue. Second Empire : de grands compositeurs écrivent pour lui.
1853 : Mustel mène l’harmonium celesta à son point de perfection
1918 : déclin.
2009 : A Belfort, arrêt de protection sur tous les harmoniums du département grâce au conservateur Christophe Cousin, alerté par Anne-Marie Scherrer.
Christine RONDOT