mardi 16 décembre 2014

Jazz Bonus : Harmonium Trio - Reed Organ and Reeds


Parution de « Reed Organ and Reeds » de Harmonium Trio sur le Label Durance.

Contrairement aux apparences dont il faut toujours se méfier, l'harmonium et le saxophone ont des points communs : apparaissant en même temps, en 1840, ils sont presque frères ! Le premier est construit par Alexandre Debain à Paris, le second est mis au point la même année par Adolphe Sax qui en déposera le brevet à paris en 1846, et avec ça ce sont deux instruments à anches !
Ils ont pourtant mis bien longtemps à se rencontrer.
Instrument à cinq octaves doté d'une douzaine de registres, l'harmonium est un orgue à anches métalliques libres, sans tuyaux, dont la soufflerie est actionnée par une paire de pédales. Si on le rencontrait souvent derrière un pilier d'église de province, il fut aussi un instrument de salon qui tenta des compositeurs comme Saint-Saëns. Mais que vient-il faire dans le jazz ?
Pourtant, tous les amateurs ont dans l'oreille l’inoubliable version de Saint-Louis Blues gravée par Bessie Smith, accompagnée par Louis Armstrong au cornet et Fred Longshow au reed organ. C'est avec l'autre face du disque, le non moins fameuxReckless Blues, a peu près tout. Les anches n'atteignant pas instantanément leur intensité maximale, il se produit un temps de latence qui ne permet pas l’exécution de passages rapides, et l'harmonium, contrairement à son cousin l'accordéon, ne trouvera jamais sa place dans le monde du jazz...
Même s'il est ressorti du placard dernièrement dans quelques expériences musicales «contemporaines improvisées», on se demande quelle mouche a piquéAlain Soler pour remettre en marche ce clavier poussif qui traînait dans un coin du studio de l'AMI, et inviter deux grands jazzmen saxophonistes André Jaume etRaphaël Imbert, à s'accorder avec lui. Car, comme le nom l'indique, il s'agit bien d'harmonie dans ces retrouvailles des deux instruments qui s'étaient tourné le dos depuis leur naissance.
Et ils ont trouvé matière à s'entendre, en prenant leur temps - évidemment - l'harmonium fournissant les accords, l'expressivité, les couleurs et l'assise jamais pesante, sur lesquels les différents saxophones dialoguent, s'interpellent, se répondent, se suivent, se chevauchent, l'un exposant un thème et quelques variations, l'autre improvisant, l'un menant le jeu, l'autre tissant un contre-chant, l'un changeant de ton, l'autre doublant le rythme... Pour cela les trois musiciens se sont choisis un répertoire parfait : air du 19e siècle remis bien plus tard à la mode (8), standards (4, 9) et pop songs modernes (7, 11), thèmes de jazz contemporain (2, 5, 6), chacun ayant proposé également une composition personnelle. Une diversité à laquelle l'harmonium donne une grande cohérence.
Voila donc un disque singulier, étonnamment vivant, qui baigne dans des tonailtés à la fois graves et légères, ce qui est le propre du meilleur jazz - sa raison d'être ?
Jean Buzelin

lundi 15 décembre 2014

Concert de Noël à Avèze (30)

Eglise d'Avèze (bien chauffée) dans le Gard.
Sur l'harmonium Alexandre à mains doublées.
Dimanche 21 décembre 2014 à 16 heures.
Au programme entre autres:
Oeuvres de César Franck, Ropartz, Bach... et divers Noëls traditionnels.
Rémy Cherrier, Marie-Claude Girompaire, Rose Pavlista, Lauréline Sirima, Agathe Girompaire, N athalie Decorde,  ...
Cette note a été publiée le samedi, 06 décembre 2014
Pour lire la note entièrement, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :
http://nathaliedecorde.blogspirit.com/archive/2014/12/06/concert-de-noel-3024233.html


Un concert de Noël enchanteur à Châtenoy-le-Royal (71)

Le chef de chœur Thierry Potrat a joué de l’harmonium, instrument emblématique des églises.  Photo J. S. (CLP)
Le chef de chœur Thierry Potrat a joué de l’harmonium, instrument emblématique des églises. Photo J. S. (CLP)
Dimanche, un nombreux public, parmi lequel Michelle Argaud, présidente des Amis de l’église, Patricia Fauchez, adjointe à la culture, et Nathalie Leblanc, conseillère générale, s’est pressé pour prendre place dans l’église de Châtenoy. En effet, la chorale de Musique et expressions, Le Chœur variantes, a créé l’événement en donnant son concert de Noël.
Dès l’entrée des 40 choristes, revêtus de leur beau costume flamboyant, du chef de chœur, Thierry Potrat, et du pianiste, Dominique Chaffangeon, dans ce décor symbolique de la fête de la Nativité, les spectateurs ont été saisis par un enchantement à l’écoute des chants de trois à quatre voix mixtes admirablement interprétés, qui ont été annoncés poétiquement par Patricia Ducroix.

Des chants de Noël de plusieurs origines

Les choristes ont d’abord offert leur répertoire traditionnel de chansons françaises contemporaines. Puis, ils ont présenté des œuvres de Noël d’origines différentes chantées en français, anglais et latin. Cette magnifique prestation a proposé également des séquences instrumentales jouées à l’harmonium par le chef de chœur. Et, l’auditoire a fait résonner l’église de ses applaudissements.

dimanche 14 décembre 2014

Etienne Lejeune - Une vie à l'harmonium - Plouvien (29)

Étienne Le Jeune a reçu un hommage mérité de la paroisse et du nouveau curé. Le nouveau curé, Serge Boko, s'est joint aux Plouviennois, dimanche, après l'office religieux, pour remercier Étienne Le Jeune qui a décidé d'arrêter d'animer les messes après plus de 70 ans de bons et loyaux services. C'est Monique Richard qui a retracé cette vie dédiée à l'harmonium, indispensable instrument de l'église. « Des années 40 à 1995, Étienne a connu huit prêtres, a-t-elle souligné, comptant uniquement ceux qui ont résidé à Plouvien. Notre organiste a débuté comme enfant de choeur et il recevait, dans le même temps, des cours d'harmonium avec l'abbé Salaun, qui sera fusillé lors des événements tragiques de 1944, une disparition qui a beaucoup marqué Étienne ». « À cette époque, il fallait aussi quitter l'école pour un baptême car les enfants recevaient le sacrement le jour même de leur naissance », se remémore-t-il. Après un temps si long au service de la communauté, celle-ci a donc tenu à rendre un bel hommage mérité à celui qui a tant donné, de chaleureux remerciements aussi à celui qui a décidé de s'occuper davantage de son épouse : « C'est un devoir d'être auprès d'elle ».

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/plouvien/etienne-le-jeune-une-vie-a-l-harmonium-10-12-2014-10456251.php

dimanche 30 novembre 2014

Comment restaurer un harmonium , en se limitant aux problèmes simples ?

Publié par snpamc - Syndicat National Profesionnel des Artistes Musiciens des Cultes  

la FFAH (fédération française de l'harmonium) a été créée en 2004 sur des conseils de Michel CHAPUIS, (organiste de renommée mondiale) et Michel DIETERLEN , (auteur de la seule thèse de doctorat sur l'harmonium), car cet instrument subissait depuis les années 1960/70 un véritable problème pour diverses raisons : remplacement par des orgues électroniques (!!), vandalisme, chapardage, ventes des plus beaux quelques euros etc...)
Ainsi ce patrimoine né vers 1830 et dont le dernier fabricant disparaîtra vers 1965 , était oublié ......... alors qu'on avait inventorié, repéré , classé M H. des orgues, cloches carillons pianos-forte etc..
L'inventaire des harmoniums a vraiment commencé vers 2007 , à ce jour , 10.000 ont été vus dans diverses régions ( Aquiitaine , Normandie, Grand Paris, Rhone Alpes, Auvergne, GFranche Comté , Midi Pyrénées etc..
Une soixantaine ont été classés Mon Historiques ou inscrits à l'inventaire des M.H.
PROBLEME :
  • depuis 4 années environ, de plus en plus de demandes émanant de paroisses, communes,institutions, particuliers etc..., concernant la restauration de ces instruments de musique ... seuls quelques facteurs d'orgues savent faire ...
  • ainsi, des centaines .......... d'accordeurs de pianos, marchands de pianos ou d'instruments de musique sont sollicités pour rstaurer les harmoniums ............. mais ils ne savent pas faire !
C'est EUROPIANO qui a été l'initiateur d'un projet de stage :

Comment restaurer un harmonium , en se limitant aux problèmes simples ?

Un sondage réalisé a montré qu'il y avait de nombreux candidats .....
L'I T E M M (INSTITUT TECHNOLOGIQUE EUROPEEN POUR LES METIERS DE LA MUSIQUE), formateur dans ces métiers de la musique ,(piano, orgue violon, harpe, instrument sà cordes à vent etc....), est donc "partie prenante" pour financer , dans le cadre de la formation continue, les stagiaires viendront suivre les cours donnés les :

SAMEDI 28 DIMANCHE 29 LUNDI 30 MARS

au Seul musée Européen rassemblant un grand carillon et un musée de l'HARMONIUM
à TANINGES (haute savoie )
50 km d'ANNECY 35 de GENEVE
Les cours seront dispensés par Pierre VAN DE HEL, spécialiste de la restauration des harmoniums.

Les cours porteront sur les premières bases :

  • remise en état des pompes
  • remise en état du réservoir principal
  • remise en état et règlage de la; mécanique
  • vérification des anches
  • révision des pièces mécaniques ...
Des instruments seront sur place de manière à faire "travailler" les stagiaires .
Le MINISTERE de la CULTURE ,(direction du patrimoine et direction de la musique), sont, évidemment très intéressés par ce stage, qui sera sans doute suivi d'autres, le nombre des stagiaires pour la première édition étant de 25 . Le ministère aime ........... car cela ne leur coûte rien !!!!

POUR INFORMATIONS

FEDERATION FRANCAISE DE L'HARMONIUM
Musée du carillon et de l'Harmonium
HOTEL de VILLE
74440 TANIN
GES

POUR INFOS / 06 09 86 63 37
MAIL lemoinejb@wanadoo.fr
J B Lemoine président de la FFAH
P Emin vice président

Comment restaurer un harmonium , en se limitant aux problèmes simples ?

jeudi 13 novembre 2014

Le culte de l'harmonium

UN JOUR, UNE HISTOIRE - BELFORT - PROFESSEUR DE PIANO, FRANÇOIS VERRY SAUVE L’HARMONIUM DE L’OUBLI… ET LE RÉHABILITE


1 / 8
ON A DIT DE LUI qu’il était « l’orgue du pauvre ». L’harmonium est, au contraire, « un instrument complet, permettant notamment de varier le son ». François Verry lui a consacré cinq années de recherches. Aspects historiques, musicaux, sociologiques, patrimoniaux… Le musicien prouve que l’harmonium, orgue à caisse de résonance, non pourvu de tuyaux, mérite de sortir de l’oubli… Mieux ! Ne peut pas jouer qui veut. « Il m’a fallu du temps pour apprendre en autodidacte », témoigne-t-il. Professeur de piano au conservatoire de Belfort (90), titulaire de l’orgue du temple Saint-Jean, François Verry est pourtant un expert en claviers de tout type, et de toute époque. Curieux, conscient aussi des possibilités de l’instrument, il a entrepris un considérable travail de sauvetage : outre l’inventaire, le musicien démontre que l’harmonium est un élément de patrimoine. Il lui redonne toute sa place à travers des concerts spécifiques. Le dernier en date : piano et harmonium à l’église de Fontaine (90) le 1er novembre, sur un harmonium monumental de 7 jeux et demi, restauré par Hubert Brayé. « C’est un médiophone des facteurs Dumont et Lelièvre. Il offre de larges possibilités de répertoire ». La rénovation a été rendue possible grâce à la synergie créée par Orgalie, fédération départementale des orgues, et sa présidente Anne-Marie Scherrer.
« C’est l’instrument caméléon ! »
Dans le Territoire de Belfort, sur les 79 « éléments » répertoriés, 8 sont en assez bon état pour être utilisables en concert. On retiendra un orgue Alexandre restauré en 2013, l’orgue expressif de Francesco Bruni de l’église d’Essert, « particulièrement typé et original », l’harmonium Richard « en très bon état à l’église de Montreux-Château », l’harmonium Debain d’un particulier, deux instruments de la famille Mustel, un harmonium de la Procure générale de musique d’Arras, en très bon état, « remarquable par la finesse et la douceur du son et de l’expression »… L’inventaire dessine en creux l’histoire de l’harmonium. Indissociable de l’industrialisation du XIXe siècle. « J’ai trouvé des brevets incroyables à l’INPI », explique le musicien chercheur, qui a publié 160 pages illustrées dans un bulletin d’érudits comtois. L’harmonium, utilisé largement dans les lieux de culte, temple, église ou synagogue tout au long du XIXe siècle, a aussi rejoint les salons de particuliers. Pâmoisons, musique sentimentale, romantique, sacrée, avec ou sans vibrato… Il joue « tout ». Les orgues du Territoire, comme ceux de la région, provenaient de Suisse, d’Allemagne, et de région parisienne. « En 1860, année de sa création, l’usine Alexandre comptant plus de 600 ouvriers, a produit jusqu’à 7.000 harmoniums » explique François Verry. « Plus du double au moins ont été fabriqués chaque année, à partir de cette date, chiffre en augmentation croissante », a estimé le musicien. « Pour ne citer qu’elles, les deux plus grandes maisons de la région parisienne Alexandre et Debain ont été en mesure de fournir la France entière, et d’exporter vers les principaux pays européens ainsi que l’Angleterre et les États-Unis ». En Franche-Comté, on retrouvera le facteur Georges, né à Éloyes (88), formé chez un grand facteur d’orgues parisien puis reconverti à Besançon. « On a retrouvé un des harmoniums à l’église de Faverois (90), seul témoignage jusqu’à présent d’une facture locale datant du Second Empire ». Difficile aujourd’hui de faire réparer les harmoniums atteints par l’humidité. Les instruments hors d’état sont récupérés pour les pièces détachées. « La dernière fabrique a fermé en 1984 ». Les instruments entretenus servent au concert : musique sacrée pour l’accompagnement des cultes signée César Franck (1822-1890) bien sûr, mais aussi musique profane avec Camille Saint-Saëns (1835-1921) pour le salon et le concert. « C’est l’instrument caméléon ! » commente François Verry. Héritage de la colonisation, on le retrouve en Inde, utilisé dans les ashrams et dans la musique « hindoustanie ». « Au États-Unis, où l’harmonium est aspirant, offrant un son plus doux, les familles se faisaient photographier devant lui ». Chez nous, l’harmonium (soufflant) va du guide chant à l’instrument monumental, souvent remarquable. Tombant en poussière dans une cure ou un grenier… Un désastre en réalité !
Inventaire du Territoire de Belfort, publié par la Société belfortaine d’émulation, francois.verry@wanadoo.fr

Express

1842 : Alexandre Debain invente le mot « Harmonium » et dépose son brevet, perfectionné jusqu’en 1844. Vulgarisation de l’instrument, moins coûteux que l’orgue. Second Empire : de grands compositeurs écrivent pour lui.
1853 : Mustel mène l’harmonium celesta à son point de perfection
1918 : déclin.
2009 : A Belfort, arrêt de protection sur tous les harmoniums du département grâce au conservateur Christophe Cousin, alerté par Anne-Marie Scherrer.
Christine RONDOT

samedi 30 août 2014

L'harmonium d'art en vedette

Lalbenque (46)

Les sonorités de l'harmonium d'art ont été d'une qualité exceptionnelle.
Les sonorités de l'harmonium d'art ont été d'une qualité exceptionnelle.
La chapelle de Pailhas se souviendra de cette soirée du samedi 23 août et de ce concert organisé par la mairie. Emmanuel Pélaprat et son harmonium d'art dont il s'est fait le chantre, Sonia Sempéré-Pélaprat et sa voix soprano, les violonistes Véronique Constant et Olivier Pons, et la violoncelliste Hélen Linden, ont livré un répertoire à la fois riche et varié.
Les cinq concertistes ont exprimé leur immense talent autour de compositions de Bach à Corelli en passant par Mozart, Dvorak, Kunc et son Ave maria pour soprano, violon et harmonium et autre Karg-Elert et sa Sonatine n° 3 pour harmonium en la mineur.
Les spectateurs qui avaient bien rempli l'édifice n'ont pas manqué de les remercier en les applaudissant chaleureusement.

dimanche 24 août 2014

Emmanuel Pélaprat : «L'harmonium d'art est inexploré en France»

Lalbenque (46)

Emmanuel Pélaprat, une passion pour la musique.
Emmanuel Pélaprat, une passion pour la musique.
Emmanuel Pélaprat, originaire de Toulouse, habite Lalbenque depuis plusieurs années, un village où il a une partie de ses racines. Il y a quelques années, ce grand organiste, insatiable de musique, s'est découvert une passion pour l'harmonium d'art (instrument de musique à vent s'apparentant à l'orgue).
En quoi l'harmonium d'art se distingue-t-il de l'harmonium d'église ?
L'harmonium, inventé en France en 1842, est un instrument typiquement romantique. Il fallait construire un instrument à clavier qui puisse faire des nuances sur des sons tenus. Les premiers harmoniums, produits en de nombreux exemplaires pour les églises, étaient imparfaits. Il a progressivement été amélioré pour devenir un instrument de concert. C'est ainsi qu'est né l'harmonium d'art. L'élément le plus marquant est peut-être l'introduction de marteaux de piano qui permettent de jouer de la musique virtuose.
L'harmonium d'art a-t-il un ambassadeur ?
Le petit-fils du principal inventeur de cet instrument, Alphonse Mustel (1873-1936), a été un grand propagandiste : facteur, inventeur, compositeur, éditeur, concertiste (tournées dans le monde entier), toutes ses activités étaient tournées vers l'harmonium d'art. C'est un organiste belge, Joris Verdin, qui, dans les années 1990, a fait les premiers enregistrements. Des pays comme l'Angleterre, la Suisse et l'Allemagne, ont des virtuoses de cet instrument, mais en France, malgré un intérêt croissant, il reste inexploré. Je m'emploie à le faire connaître à travers des concerts et une thèse que je lui consacre.
Quel genre musical restitue-t-il le mieux les sonorités de l'harmonium d'art ?
À mon sens, c'est dans la musique de chambre qu'il s'apprécie le mieux. Le violon, le violoncelle et le chant sont couramment combinés à l'harmonium. Avec ces instruments nous retrouvons les sonorités authentiques du romantisme.
Quels sont vos projets ?
Nous venons d'enregistrer à Cahors un disque pour la collection «Les musiciens et la Grande Guerre», parue chez Hortus ; il sortira début 2015. À cette occasion nous sommes programmés pour un concert aux Invalides à Paris.

Parcours

Né à Toulouse, Emmanuel Pélaprat a étudié au Conservatoire de cette ville. Il rentre ensuite au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris où il obtient deux Diplômes de Formation Supérieure, mention Très Bien. Attiré par la recherche, il est actuellement professeur à l'université de Bordeaux III. Emmanuel Pélaprat est aussi titulaire du grand orgue Eugène Puget de l'église Notre-Dame du Taur à Toulouse.

mardi 15 juillet 2014

A Crotenay, l’incroyable renaissance de l’harmonium de l’église

Patrimoine musical. La commune de Crotenay dispose d’un trésor instrumental et l’ignorait. Dimanche, un concert unique sera donné en soirée, avec son harmonium réputé « très rare et d’une qualité exceptionnelle ».

Photo Philippe Galland
Photo Philippe Galland
C’est par un lapidaire courrier que Bernard Plantard était informé d’un projet fou de la fédération française des amis de l’harmonium. Le maire de Crotenay ignorait la nature rarissime de l’harmonium qui s’est tu depuis bien longtemps, sous les ogives de l’église du village. Pourtant, c’est bien ce soir qu’un organiste reprendra place devant ce bijou de la facture instrumentale, pieds aux soufflets et genoux fermes. Le projet de Jean-Bernard Lemoine, président de la fédération, a permis d’inscrire Crotenay, et par là même, le Jura, au circuit des « XIIe soirées autour des harmoniums ».
« Un grand intérêt historique »
Bernard Plantard
Du côté des villageois, c’est un peu la surprise. « Nous ne pensions pas que notre harmonium était un instrument aussi rare, confie Michèle Brenot, correspondante locale de la paroisse. L’organiste en titre était mademoiselle de Chassay, disparue en 1972. Jusqu’à l’achat d’un orgue électronique, Denise Lamy jouait sur l’harmonium ». « Nous ne savions même pas à qui il appartenait », explique pour sa part le maire, quand même bien fier que sa commune soit ainsi mise en lumière. Il rappelle : « Cet harmonium a sans doute été acheté par l’église. Puis, en 1905, lors de la loi de séparation de l’église et de l’État, on ne savait pas vraiment à qui il appartenait. Aujourd’hui, il semble, selon Jean-Bernard Lemoine, que cet instrument soit bel et bien propriété de la commune ».
C’est en tout cas le sens du courrier daté de septembre 2013. Le président de la FFAH informait Bernard Plantard sur « l’inventaire initié par notre association dans lequel l’harmonium, fort rare, de votre église est désormais inscrit. Cet instrument revêt un grand intérêt historique mais aussi musical, dont la qualité sonore et la puissance sonore sont remarquables. Nous vous recommandons de le protéger ». Pourtant, jamais le maire n’a entendu parler de ces spécialistes. « Comment savent-ils qu’il est encore en parfait état de fonctionnement », s’interrogeait, encore jeudi, Bernard Plantard.
Car un second courrier daté du 21 mai, informait l’élu que « Crotenay sera à l’affiche des XIIesoirées consacrées à la découverte d’un patrimoine trop souvent ignoré et parfois vandalisé : l’harmonium ».
Le village était réputé pour son aérodrome et son école de cirque. Il peut désormais compter sur une nouvelle richesse à son patrimoine.
Philippe Galland

mercredi 12 février 2014

samedi 25 janvier 2014

Pays viganais : Harmonium, patrimoine viganais en péril

Les organisateurs peaufinent la première édition de L'Harmonium en fête.
1 de 2
Les organisateurs peaufinent la première édition de L'Harmonium en fête.
(T.B.)
Un bel après-midi patrimonial et musical en perspective car ne l'oubliez pas, l'harmonium est un instrument musical à part entière. 
L’harmonium a été inventé par le français Alexandre-François Debain en 1842. Des facteurs célèbres comme Alexandre, la famille Mustel, Richard, Rodolphe, Dumont-Lelièvre poursuivirent son œuvre.
Dans le Pays viganais subsistent beaucoup d’instruments de qualité de ces facteurs, essentiellement dans les églises et les temples.
Durant un siècle en complément de l’orgue ou à défaut, ils ont joué un rôle important dans l’accompagnement et l’animation liturgique.
Cet instrument a eu son heure de gloire. Il est un peu délaissé à ce jour remplacé par des claviers électroniques. Mais le vent tourne, ici et là se créent des associations de sauvegarde de cet instrument appelé de manière péjorative « pompe à cantique » (il fonctionne grâce à une pompe à pied).
Dans le Pays viganais des passionnés se sont mobilisés afin de restaurer ce patrimoine musical évident de plus d’un siècle. Sept instruments ont été rénovés dans les églises et temples à Aulas, Avèze, Blandas…
Mais la tâche n’est pas achevée, d’autres instruments ont besoin d’une sérieuse restauration et il faut valoriser l'existant dans le Pays viganais.
Ainsi, par une conjonction d’intérêts, est née l’idée d’une animation intitulée « L’Harmonium en Fête ».
La première édition aura lieu dimanche 26 janvier à 16 h 30 au temple d’Aulas.
Au programme :
ouverture par Christian Salendres,
présentation et histoire de l’harmonium par Mathieu Delmas,
moment musical avec Nathalie Decorde qui jouera des pièces de César Franck, Charles Tournemire, Guy Ropartz, Negro spirituals, Gospels et des musiques de films, le docteur Jivago ou Les temps modernes de Chaplin…
A noter que Dominique Lavabre animera à partir de 14 h 30 une exposition d’harmoniums restaurés.
Un bel après-midi patrimonial et musical en perspective car ne l'oubliez pas l'harmonium est un instrument musical à part entière.
Libre participation aux frais.