mercredi 27 novembre 2013

Saint-Rémy (12). Concert d'harmonium en l'église

La municipalité de Saint-Rémy a confié au jeune facteur d’orgues et d’harmonium villeneuvois, Sébastien Rébé, la restauration de l’harmonium de l’église paroissiale. Depuis les années 1970, ces instruments oubliés dans une chapelle, au fond des églises, semblent tombés en désuétude : on leur préfère les synthétiseurs. Pour certains d’entre nous, la musique de l’harmonium reste liée à la nostalgie et réveille le souvenir de cantiques assez mièvres accompagnés de façon un peu poussive. Mais aujourd’hui, l’harmonium revient à la mode. L’harmonium est particulièrement apte à exprimer musicalement l’ambiance de Noël avec ses jeux sensibles et sonores. C’est pourquoi Louis et Sébastien Rébé, organistes, ont proposé de faire joyeusement chanter l’harmonium de Saint-Rémy. Daniel Alogues, le trompettiste, a accepté de mêler les sonorités de sa trompette à ce concert. Thérèse Albert-Rébé lira un de ses contes inspiré d’une mélodie. Le concert sera donné en l’église, ce dimanche 1er décembre, à 15 heures. Participation au chapeau.

jeudi 14 novembre 2013

Défendre les harmoniums

L’histoire de l’harmonium.

L’histoire de l’harmonium. (Photo M. C.)

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Il existe des dizaines d’harmoniums laissés à l’abandon. La Fédération française des amis de l’harmonium s’est organisée afin de venir à leur secours et apporter le soutien nécessaire à leur nouvelle vie.
Récemment, à l’initiative de l’école de musique de la Vath Vielha, Jean-Bernard Lemoine, président de cette fédération, s’est installé derrière le clavier de l’harmonium de Coarraze et a donné un concert. La soirée a été l’occasion d’apporter des éléments de connaissance sur l’histoire de ces instruments et leurs qualités.
300 en Pyrénées-Atlantiques
Il y en a eu jusqu’à 24 000 en France, fabriqués essentiellement comme instruments de salon. Distribués par des revendeurs de pianos, ils étaient les grands frères de l’harmonica et de l’accordéon. Un des plus anciens de cette lignée dans les Pyrénées-Atlantiques se trouve à Poey-sur-Oloron. Fabriqué en 1848, il est toujours en activité.
Le travail d’inventaire mené par la Fédération en a répertorié plus de 300 dans le département dont quatre pourraient être classés. Celui de Bruges en fait partie.
La commune de Bénéjacq en possède également un datant de 1905, au moment de la séparation de l’Église et de l’État. Il est encore présent dans un coin de la nef, malgré sa mise à l’écart après la découverte de l’orgue électronique. Il a toujours ses deux grands pédaliers marquant son ancienneté, et ses touches en ivoire.
« Il faudrait débloquer un tout petit budget pour qu’il soit remis en parfait état », relève Jean-bernard Lemoine, fervent défenseur de ces instruments, sachant qu’il est un des rares éléments anciens appartenant à la commune de Bénéjacq.
Les nombreuses partitions écrites uniquement pour les harmoniums donnent tout son sens à cette possible restauration.
FFAH 2, chemin des Chapelaines 74940 Annecy-le-Vieux. Site : lemoinejb@wanadoo.fr

Source : Sud Ouest


samedi 14 septembre 2013

Un concert d’orgues et d’harmoniums


L’organiste Emmanuel Pélaprat.

L’organiste Emmanuel Pélaprat. (Photo DR)


Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2013, les Amis de l’orgue et de la musique de Saint-Pierre-du-Mont organisent un concert intitulé : « Harmonies méridionales ». La soprano Sonia Sempéré, professeur de chant au Conservatoire, Philippe Gaubert de Cahors et l’organiste Emmanuel Pélaprat, titulaire du grand orgue de l’église N.-D. du Taur de Toulouse, mettront leur talent au service des compositeurs suivants, Fauré, Kunc, Raffy et Rance.
Le titre du concert, « Harmonies méridionales », fait référence aux lieux de naissance et pour certains, aux lieux d’exercice des organistes. Ces musiciens ont contribué au renouveau de la musique dite « sacrée » dans la première moitié et à la fin du XXe siècle. Des œuvres de musique profane seront également programmées. Emmanuel Pélaprat, organiste, jouera avec un harmonium de sa collection privée.
Dimanche, à 16 heures, église de Saint-Pierre-du-Mont. Entrée libre.

Sources : Sud Ouest

lundi 12 août 2013

Inauguration d'un harmonium à Auray


Le vendredi 16 août 2013 à 17h00 aura lieu l'inauguration de l'harmonium 
de la chapelle Sainte Hélène à Auray (56)

Henri-Pierre Ruello à l'harmonium et Dominique Boissy à la flûte à bec
joueront des airs de musique baroque, romantique et bretonne
L'entrée sera libre

samedi 6 juillet 2013

Lissac. Découverte de l'harmonium rénové dimanche


L'harmonium rénové./Photo DDM.
L'harmonium rénové./Photo DDM.
À l’instar de l’harmonium de Saint-Quirc, celui de l’église du village, tombé dans l’oubli, vient d’être restauré par Dominique Lavabre, un retraité passionné de ce genre d’instrument. Cet harmonium, qui date de 1898, a été fabriqué par la maison Christophe et Etienne. «Il provient du petit séminaire de Saint-Gaudens, où il a été acheté par mon grand-père, Léopold Verguin, qui l’a offert à la paroisse à la fin des années «20», précise Béatrice Boubal, responsable de l’église. Sa rénovation a duré du début novembre 2012 à la fin janvier 2013, trois mois au cours desquels Dominique Lavabre l’a entièrement démonté. Il a été réinstallé à l’église le 26 avril, avec le concours de quatre Lissacois.
Bastien Milanèse, organiste liturgique et professeur d’orgue et de piano, qui l’a testé, a pu découvrir toutes les possibilités de l’harmonium, qui n’avait pas fonctionné depuis soixante ans.
Les Lissacois et les mélomanes des communes voisines vont pouvoir le découvrir dimanche, à 11 heures, lors de la messe de la fête. L’organiste Emmanuel Schublin, qui a donné, en décembre, un remarquable concert à Saint-Quirc, aura une fois encore le privilège et l’honneur de jouer d’un harmonium rénové pour le plus grand plaisir des participants.

lundi 29 avril 2013

Haut-Pays : depuis 68 ans, Marthe Legrand ne quitte pas son harmonium


Depuis 68 ans, Marthe Legrand, qui fêtera ses 82 ans le 2 mai, fait vibrer les harmoniums des églises des paroisses Notre-Dame des vallées et Notre-Dame des campagnes.

Marthe Legrand assise devant l’harmonium sur lequel elle joue depuis 68 ans.
VDN
Originaire de Lebiez, elle a joué ses premières notes à l’âge de 14 ans, entraînée par sa mère, Yvonne, dans le tourbillon de la musique. « J’ai eu la chance de naître dans une famille qui aimait la musique. Emerveillée par la voix de maman, je l’ai rejointe dans la chorale de l’église », raconté Marthe Legrand. Harmoniste et chantre du village, Joseph Ducrocq lui a ensuite enseigné les bases de cet instrument. Sensible aux sons, l’apprentissage s’est révélé être d’une grande simplicité.
La musicienne considère d’ailleurs la musique comme un don. « C’est incroyable, c’est rentré tout seul. Mais il n’a pas eu le temps de m’apprendre toutes les gammes. Très malade, il est mort trois mois plus tard. Je lui ai immédiatement succédé. » Marthe a alors chanté et joué de l’harmonium à Lebiez jusqu’à son mariage en 1952. « Petite et menue, le curé ne me voyait pas derrière l’instrument et moi non plus. C’était ma mère qui me faisait signe lorsque je devais jouer ». Elle se souvient : « À l’époque, on allait chercher le défunt chez lui à pied pour l’emmener à l’église. On chantait en latin qu’il ne fallait surtout pas écorcher ».

Chez elle, son harmonium d’adolescente

En 1952, avec son époux, elle est venue habiter la commune. Elle a alors commencé à jouer et chanter dans de très nombreux villages lors des messes dominicales ou pour d’heureux, comme de tristes événements. Aujourd’hui, des ennuis de santé la fragilisent, alors elle a réduit son rayonnement à une dizaine d’églises. « L’harmonium, c’est ma passion, je ne peux pas arrêter même si j’y pense surtout quand je suis très fatiguée après une messe. » Ces instruments lui jouent aussi des tours. « À cause de l’humidité dans les églises, ils font des couacs, et des touches ne fonctionnent plus. C’est agaçant mais je m’adapte. Ma force est d’avoir une bonne oreille et une excellente mémoire. »
Dans sa maison, trône l’harmonium que ses parents lui avaient offert adolescente. Même s’il a aujourd’hui presque cent ans et quelques dysfonctionnements, elle continue de faire glisser ses mains sur le clavier. Marthe Legrand est aussi très fière d’avoir transmis sa passion pour la musique à ses enfants et petits enfants dont l’une a même appris l’harmonium.

jeudi 25 avril 2013

CD : L’Harmonium de Lemmens et de Guilmant

CD : L’Harmonium de Lemmens et de Guilmant 
Écrit par Yvette Canal on 24 avril 2013. 
Posted in Musique 
 par Joris Verdin Gallo 
CD 1328 

 

 Cet album, L’Harmonium de Lemmens et de Guilmant, est le troisième de la série Référence Harmonium, avant le volume 4 qui traitera de l’Harmonium Excentrique de Karg-Elert. Il suit Les Grands moments de l’harmonium et L’Harmonicorde de Lefébure-Wely. Le maître d’œuvre en est Joris Verdin, organiste, musicologue et grand spécialiste de l’exécution historique de la musique pour harmonium. Au programme, tout d’abord des œuvres profanes d’Alexandre Guilmant (1837-1911). En fait, la totalité de ses œuvres de salon, comme on disait avant que ce terme ne devienne plutôt péjoratif. Des morceaux qui montrent combien ce grand organiste avait compris cet instrument particulier qu’est l’harmonium et toutes ses possibilités, puisque cela va de « Villageoise », une bluette qui pourrait convenir à un simple accordéon, jusqu’à sa quatrième sonate, opus 61, qui a de plus grandes ambitions. Toutes ces pièces sont jouées, magnifiquement sur un harmonium Mustel de 1891, sauf deux (Prière et berceuse » et « Scherzo ») qui le sont sur un harmonium-celesta Mustel de 1927. La seconde partie, toujours sur l’harmonium Mustel de 1891, est consacrée à l’œuvre de Jacques-Nicolas Lemmens (1823-1881) qui fut le professeur de Guilmant et qui avait une véritable passion pour cet instrument. Une invocation, un nocturne, une berceuse, une rêverie, de petits morceaux charmeurs et séduisants qui devaient le changer de la musique religieuse qu’il avait l’habitude de composer pour orgue. Ainsi qu’une très curieuse Nuit de Walpurgis, un thème qui était à la mode à l’époque, nous pensons à Charles-Marie Widor qui fut son élève ou encore à Mendelssohn, Brahms ou Gounod. Sans oublier Paul Verlaine, bien sûr, son contemporain.

mercredi 6 février 2013

Noyen-sur-Sarthe : à l’église, l’harmonium revit


L’harmonium de l’église s’est refait une beauté. Grâce à Alain Boulais, voilà l’instrument restauré et prêt à se faire entendre lors des cérémonies.

L'harmonium de Noyen a été restauré, puis béni lors de la messe du samedi 26 janvier, dernier.

Que serait une église sans son orgue ou son harmonium ? L’instrument de musique est devenu un élément incontournable dans nos édifices religieux. Partant de ce constat, Alain Boulais a tout mis en œuvre pour restaurer l’harmonium de l’église de Noyen, et ainsi lui donner une deuxième vie. Car cet harmonium a déjà bien vécu.
Construit entre 1 860 et 1867, il est issu de la manufacture Debain, fondée par Alexandre Debain, dépositaire d’un brevet d’invention de l’harmonium en 1 842. Depuis le temps, il y a de fortes chances que l’instrument ne soit plus à son état originel. « Il est probable que l’instrument ait subi des interventions d’entretien et de réparation. Des traces de feutre de couleur différente, l’ajout de matériaux hétéroclites, comme des rondelles de papiers, en sont les témoignages. »
Mais avec le temps, l’harmonium s’use. Surtout, il devient de plus en plus désuet, les époques changeant. Alors, pourquoi vouloir absolument le restaurer ? Pour l’amour du vieux patrimoine… « Les harmoniums étaient les orgues de nos petites églises rurales, qui n’auraient jamais pu se payer des grandes orgues à tuyaux. Ces instruments accompagnaient les offices, les cérémonies heureuses et malheureuses des fidèles. Ils font donc parti de notre culture musicale, religieuse et populaire et sont de véritables éléments du petit patrimoine rural. » Restaurer cet harmonium du XIXe siècle, c’est donc « sauvegarder, conserver et valoriser un élément de notre patrimoine mobilier et musical qui tend à disparaître. » D’où l’importance d’enclencher la rénovation.
Pour se faire, l’instrument a été complètement démonté, pour permettre d’isoler les différents éléments qui le composent (meuble, soufflerie, clavier…). « Chacun de ces organes a fait l’objet d’un démontage, d’un nettoyage, d’un traitement insecticide et d’une restauration, avec remplacement de pièces, le cas échéant. Dans la mesure du possible, les techniques traditionnelles ont été appliquées. » Par exemple, le clavier a été restauré partiellement, lui conservant ainsi sa patine naturelle due à près de 150 ans de service.
Profitant de cette restauration, une soufflerie électrique a été installée sous l’ancienne soufflerie. Cette dernière a été conservée, restaurée et reste opérationnelle. « Cette petite modernisation va permettre à tous les organistes de jouer cet instrument, sans avoir à actionner les pompes aux pieds, chose parfois difficile et déstabilisante pour le musicien. » Après le remontage de l’instrument, des réglages fins du vent, de la mécanique et l’accord des notes ont été réalisés. Une période d’essai a permis de s’assurer du bon fonctionnement de cet harmonium qui a repris son souffle pour plus de 50 ans. Pour finaliser les travaux, l’harmonium a été béni samedi 26 janvier et peut rejouer ses plus belles notes !

BEVILACQUA : Berceuse, sur Mason - Hamlin Liszt organes

Mason - Hamlin Cabinet Reed Organ : Opening Voluntary in C - E.L. Ashford


mardi 29 janvier 2013

Concert


Limoges, Eglise Sainte-Marie
Samedi 9 février, 20H30

Les Voix Célestes
musique de salon du Second Empire

Marie-Françoise Moreau et Martine Rottier, soprani
Corinne Massé, violon et Cécile Grizard, violoncelle
Pascal Auffret, piano et François Dupoux, harmonium

Oeuvres de:
Gounod, Bizet, Offenbach, Lefébure-Wély, Batta, Chausson