lundi 24 septembre 2012

Gisèle Denombret à l’harmonium depuis 63 ans


YONNE > AUXERROIS > LIGNY-LE-CHÂTEL

Gisèle Denombret à l’harmonium, lors de la dernière messe célébrée à Montigny, par le père Chouin. - CHIAPINO Pierre-FranÃ?§ois

Gisèle Marre (de son nom de jeune fille) a 19 ans lorsque le doyen de la paroisse de Ligny, Marcel Girard, lui demande de prendre les commandes de l'harmonium en remplacement de Louise Defert. « Je faisais déjà partie du ch'ur de jeunes filles qui chantait à la messe le dimanche et depuis l'âge de 5 ans, je suivais des cours de piano et de solfège à Paris. J'ai accepté tout de suite ». Pourtant, elle n'habite pas encore le village : « Ce n'est qu'en 1940 que nous nous sommes installés à Ligny définitivement. Nous étions pratiquants et nous allions à la messe tous les dimanches ». Une messe qui se célébrait et qui se chantait exclusivement en latin. « Heureusement, j'avais appris le grec et le latin au lycée et un prêtre du collège franco-américain de Pontigny me donnait des conseils pour l'harmonium. La difficulté, c'était de transposer les partitions écrites en grégorien », se rappelle Gisèle.
Au début, l'instrument n'était pas situé au milieu des stalles : « Jusqu'en 1959 et l'arrivée du père Chauvet, il était placé en hauteur, près de l'orgue. Je dominais tout le monde, mais ce n'était pas facile de jouer sans voir les chanteurs ». Avec la venue de la Mission de France et de son séminaire à Pontigny, la messe a été définitivement chantée en français : « A mon humble avis, c'est mieux de comprendre ce que l'on chante ». Durant tout ce temps, elle a vu passer de nombreux prêtres.
Aujourd'hui, à plus de 80 ans, Gisèle Denombret est toujours fidèle au poste. « Je continue tant que je peux, tant que je vois clair. J'aimerais trouver quelqu'un pour jouer de l'harmonium et me consacrer au chant mais ça, ce n'est pas facile. »
P.-F. C.

vendredi 21 septembre 2012

Un harmonium et deux voix à l'église paroissiale - Plougastel-Daoulas

mardi 18 septembre 2012

Mark Schutz, Annie Autret et Roland Guyomarch, organiste à l'église de Plougastel.
Inventé par Alexandre Blain en 1842, l'harmonium a connu son apogée dans la seconde moitié du XX e siècle. Dimanche, en l'église paroissiale, Roland Guyomarch a voulu faire découvrir les tonalités de cet instrument à vent injustement oublié de nos jours. Aussi, accompagné par les voix d'Annie Autret et de Mark Schutz, il a interprété des pièces de Gabriel Fauré (messe basse) de Berlioz, Lefébure et Guy Ropartz.

samedi 15 septembre 2012

Clôture du 8eme festival d'harmonium au Poizat


La huitième édition du festival d'harmonium qui s'est poursuivie tout au long de l'été dans les régions Rhône-Alpes, Auvergne, Aquitaine, Midi-Pyrénées, au travers d'une trentaine de soirées, se clôturera samedi 15 septembre à l'église du Poizat (20h30), dans le cadre des journées du Patrimoine.

Après déjà deux dates dans l'Ain, à Seyssel et Belleydoux, cette soirée de clôture mettra en valeur un harmonium richard (cette maison fut l'une des deux dernières ayant fabriqué des harmoniums en France vers 1966) conçu à Etrepagny dans l'Eure.
L'instrument date de la fin du XIXeme siècle. Encore en très bon état, utilisé régulièrement, il permettra au public de pénétrer le monde secret de l'harmonium, un instrument né à la fin du XVIIIeme siècle en Allemagne et apparu en France vers 1830, construit à plus de 170 000 exemplaires.
Le département de l'Ain possède l'un des 44 harmoniums classés monuments historiques en France, l'exceptionnel Napoléon Fourneaux de Belleydoux restauré en 2010.
Au programme de la soirée poizatière samedi 15 septembre : le conte de l'harmonium depuis ses origines il y a 4000 ans en Chine, les mille et un secrets de cet instrument au travers d'un diaporama insolite, un concert de musiques composées pour l'harmonium dès 1830.
La FFAH (fédération française de l'harmonium), organisatrice de l'événement, a débuté en 2004 un travail d'inventaire grâce à ses délégués régionaux, répartis dans l'hexagone, qui a permis "d'engranger" déjà plus de 7000 instruments et d'en proposer une quinzaine au classement en tant que monument historique (un en Haute-Savoie, trois dans la Drôme, un dans l'Ain, neuf dans la Loire...). Un travail qui permet à l'harmonium de connaître un renouveau, après des décennies de silence et de vandalisme !

Plus d'informations sur la soirée de clôture au 06 09 86 63 37.

Journal La Tribune Républicaine

mercredi 5 septembre 2012

Concert à l'église N.D. de la Nativité du Mée/Seine


L'harmonium de l'église du Mée-sur-Seine (77)

Selon la plaque qui est sur l'harmonium il a été "offert par le comte et la comtesse Amédée de Fraquier le 22 juillet 1883".

C'est un harmonium "ALEXANDRE Père et Fils -Paris " qui porte une plaque ronde Médaille d'or exposition universelle (de mémoire 1855). La composition est la suivante : 

1- Sourdine

0 - Forte 3-4
4 - Basson
3 - Clairon
2 - Bourdon
1 - Cor anglais

E - Expression

1 - Flûte
2 - Clarinette
3 - Fifre
4 - Hautbois
5 - Musette
C - Céleste

Trémolo

0 - Forte 3-4

Il a une genouillère et un transpositeur.




Communiqué par Agnès Godfroy

Verset - Mozart

lundi 3 septembre 2012

Pont-Scorff (56) - L'harmonium de l'église s'offre une nouvelle jeunesse


Pascal Auffret est venu réparer l'harmonium de l'église.
L'harmonium de l'église, instrument principal de cette dernière, sur lequel officie régulièrement Louis-Jean Guillou, présentait un petit défaut de sonorité. Une note du clavier laissait entendre un double son, dû à la fente d'une anche. Samedi, Pascal Auffret, de l'association l'Harmonium français, demeurant à Saint-Nazaire, est venu réparer l'instrument à l'église. Accordeur de piano, il indique que « les facteurs d'orgue ne réparent plus les harmoniums. C'est malheureusement un instrument qui est quelque peu délaissé. J'interviens dans quelques églises de l'Ouest, qui entretiennent leur harmonium. Celui de Pont-Scorff est sollicité, d'où ce petit problème à une anche, ce qui est tout à fait normal ; cela indique qu'il est utilisé souvent. Il est très bien placé au sein de l'église, et sonne parfaitement. Cet harmonium est celui qui est le plus utilisé dans la région, ce qui est rare. »
Pascal Auffret est également un collectionneur d'instruments, ce qui lui permet de récupérer des pièces pour pouvoir réparer ceux qui en ont besoin, les pièces d'harmonium n'étant plus produites. Ce passionné doté de patience signale aussi que « Les harmoniums ont connu une heure de gloire dans leur fabrication au cours des XIX e et XX e siècles. » Pour tout savoir sur cet instrument, cette association possède un site internet, dont l'adresse est : http://www.harmonium.fr/

dimanche 2 septembre 2012

A l’Historial Agnès de Langeac (43), un hommage rendu à un instrument qui mérite d’être réhabilité




Jean-Bernard Lemoine, président de la FFAH, fait découvrir aux Langeadois l'harmonium de la chapelle Mère Agnès, restauré par Gérard Fustier, de l'association Agnès de Langeac. Une belle soirée dédiée à cette instrument méconnu. - David Catherine
Jean-Bernard Lemoine, président de la FFAH, fait découvrir aux Langeadois l'harmonium de la chapelle Mère Agnès, restauré par Gérard Fustier, de l'association Agnès de Langeac. Une belle soirée dédiée à cette instrument méconnu. - David Catherine
L’harmonium, associé à la liturgie chrétienne, est tombé peu à peu en désuétude. Grâce à l’association Agnès de Langeac et la Fédération française des Amis de l’harmonium, cet instrument plein de ressources a retrouvé ses lettres de noblesse, au moins lors de la veillée qui lui était consacrée. Mais ce n’est qu’un début...

Ils ont été nombreux, mardi soir, à se rendre à la chapelle de l'Historial Mère Agnès afin de prendre part à une veillée autour de l'harmonium proposée par l'association Agnès de Langeac et par le président de la Fédération française des Amis de l'harmonium (FFAH), Jean-Bernard Lemoine. Était également présent à cette manifestation Jean-Louis Lionnet, délégué de la FFAH chargé d'inventorier les harmoniums en Auvergne.
Purgatoire
Avant d'interpréter un florilège de morceaux composés à différentes époques pour cet instrument sur l'un des quatre qu'abrite actuellement l'Historial de Langeac (celui reposant dans la chapelle même provient du monastère Sainte-Catherine, en parfait état et datant des alentours de 1870), Jean-Bernard Lemoine dressa l'historique de cet instrument longtemps tombé dans l'oubli. Né au début du XIX e siècle, en même temps que le chemin de fer, et construit à plus de 150.000 exemplaires, il fut à l'origine un instrument de salon prisé par la riche bourgeoisie. Remarqué par les églises à partir de 1850, il deviendra un précieux auxiliaire du culte, les orgues n'étant pas légion. « Énormément d'églises furent construites au XIX e, plus que durant les quatre siècles précédents, souligne le président de la FFAH. De plus, la colonisation a fait que 20.000 harmoniums environ sont partis dans le monde entier, dans les bagages des missionnaires ». La période faste pour l'instrument prend fin dans les années 60 du XX e siècle avec l'avènement de l'orgue électronique.
La période faste prend fin dans les années 60 avec l'avènement de l'orgue électronique
L'harmonium connaît alors le purgatoire. Relégué au fond de l'église dans le meilleur des cas, parfois converti en placard, ses soufflets en peau de mouton font le délice des souris. Étrangement, l'instrument est ignoré des inventaires des biens de l'Église. Ce n'est que récemment que le Ministère de la culture se penche enfin sur son sort et que des amoureux de l'instrument viennent à son secours. « L'harmonium a des anches en laiton et ne se désaccorde jamais, poursuit Jean-Bernard Lemoine. Il possède généralement un clavier, plus rarement deux et même trois. Certains ont un clavier transpositeur pour s'adapter au niveau de voix du curé. A ce jour, 6.000 sont répertoriés en France, mais on estime à 160.000 leur nombre ».
A la fin de l'exposé, les notes émouvantes résonnent dans la chapelle, aux accents d'accordéon, d'harmonica, et même d'orgue de barbarie. On comprend mal alors comment un tel instrument a pu être à ce point méprisé. La FFAH compte sur toutes les bonnes volontés pour extraire une fois pour toutes l'harmonium de son long purgatoire.
Pratique. Contact : FFAH, 2, chemin des Chapelaines, 74 940 Annecy-le-Vieux. Mail : lemoinejb@wanadoo.fr.

Lien : La montagne