lundi 21 mai 2012

Concert donné à Beaumont-en-Auge (14)


Concert dimanche à l'église avec l'harmonium restauré - Beaumont-en-Auge

samedi 19 mai 2012
Claude Noisette de Crauzat, Françoise Levêque, présidente fondatrice de l'Association patrimoine cultuel et art sacré dans le Calvados, Jean Berger président actuel et le maire Daniel Louvet, devant l'orgue restauré.
L'histoire
« C'est un double événement que nous fêtons à l'occasion de ce concert donné à l'occasion de la restauration de l'harmonium de notre église et du 10 e anniversaire de l'Association patrimoine cultuel et art sacré dans le Calvados », déclare le maire Daniel Louvet.
C'est au cours de l'inventaire de l'église, fait par l'Association le 8 avril 2009, que l'harmonium de l'église a été « redécouvert ». Le nom du facteur a été « relu », il s'agissait de la maison Dumont-Lelièvre. N'ayant pas servi depuis longtemps, la municipalité avec l'aide du conseil général a décidé de le faire restaurer. Restauration qu'elle a confiée au facteur d'orgue Emmanuel Foyer. « C'est une pièce extraordinaire, style fin Napoléon III, qui date de 1890 », explique Claude Noisette de Crauzat qui en fera la présentation, lors du concert.
Pour la renaissance de l'harmonium, un concert autour de la littérature musicale sera proposé par les élèves du Conservatoire régional de Caen, Martine Postel soprano solo et Stéphane Béchy organiste de l'église Saint-Merry à Paris, qui joueront des extraits d'oeuvres de Gabriel Fauré, César Franck... À l'entracte, l'association présentera 200 objets des 25 000 recensés sur les dix ans, à l'entrée et dans les bras du transept.
Dimanche 20 mai, à 17 h, concert en l'église.

mercredi 16 mai 2012

Marcilly-en-villette Concert d'harmonium et de trompette à l'église


16/05/2012 05:23
Philippe Meunier à la trompette et Marie Faucqueur.
Philippe Meunier à la trompette et Marie Faucqueur.
L'association Saint-Etienne, soutenue par la mairie de Marcilly et le conseil général du Loiret, a proposé sa seizième soirée musicale, samedi. Soucieuse de parcourir au cours de ses soirées musicales toute la musique dans le temps, l'association Saint-Etienne a permis de découvrir la musique de salon du XIXe siècle avec un concert d'harmonium et de trompette interprété par Marie Faucqueur, organiste, et Philippe Meunier, trompettiste. Ces deux musiciens, anciens élèves du conservatoire d'Orléans, ont une passion commune, les vieux instruments.
Marie Faucqueur avait apporté deux harmoniums de sa collection, mais au cours de la répétition à l'église, elle a découvert l'harmonium de l'église silencieux depuis des décennies, elle lui a redonné une vie musicale en interprétant sur cet instrument de nombreux morceaux du répertoire prévu.
Cor. NR : Roger Thomas

mardi 15 mai 2012

Gan : la renaissance de l'harmonium


La soliste Isabelle Pagnoux et l'organiste Eric Saint Marc ont offert un concert d'une grande qualité. 
© Marc Rancés



Le talent d'Eric Saint Marc, organiste-compositeur titulaire de l'orgue à l'église Saint- Jacques et à l'église Saint-Martin à Pau, a permis de redonner vie à cet instrument oublié depuis plus de trente ans dans la chapelle de Haut-de-Gan.
Le premier concert donné ce samedi soir avec la participation d'Isabelle Pagnoux, soprano dramatico-lyrique était organisé par Marie Notey, élue, chargée de la culture, laquelle a remercié les artistes et le public composé d'une cinquantaine de personnes. Le programme a porté sur un répertoire mystique et religieux faisant la part belle au compositeur palois Paul Chabeaux (1854-1901)
L'harmonium de Haut-de- Gan, de grande qualité technique et musicale, a été construit par la maison Alexandre, - un des deux plus importants facteurs d'harmoniums Français au XIXe siècle avec Debain -, aux alentours des années 1865/70.

Une médaille en 1855
On trouve sur l'harmonium l'inscription «orgue à percussion» (appellation courante à l'époque, quoiqu'il ne s'agisse pas d'un orgue véritable) ainsi que, incrustée, une médaille d'honneur obtenue lors de l'Exposition universelle de 1855 par la Maison Alexandre. L'instrument possède 16 registres ce qui le met dans la catégorie des harmoniums importants. Sa particularité, rare, est de posséder un registre dit «de percussion», système inventé par Martin de Provins.

Procédure de classement en cours
Une démarche est en cours pour faire classer cet instrument à l'inventaire complémentaire des monuments historiques. Il a été étudié par Jean-Bernard Lemoine de la FFAH (Fédération Française des Amis de l'Harmonium) au cours de son inventaire effectué dans les églises de notre région.

dimanche 13 mai 2012

Piano à vent... à la maison


12/05/2012 05:36
Cette semaine, un lecteur propose à notre commissaire-priseur un harmonium. Philippe Rouillac se lance sur la trace de l’histoire des harmoniums.
L'instrument est typique du début du XX<sup>e</sup> siècle.
L'instrument est typique du début du XXe siècle. - (Photo archives NR)
Un lecteur de Pezou nous envoie une photo de son harmonium. Il porte la marque de son fabriquant. Me Philippe Rouillac, commissaire-priseur, explique :
« Instrument complexe et souvent mal connu, l'harmonium, avec son allure de piano trapu, laisse perplexe le néophyte. Activez soufflets et tirettes et vous découvrirez toute la richesse harmonique de cette curieuse invention ! Né au début du XIXe siècle, l'harmonium est un hybride. Avec l'apparence du piano, c'est un instrument à vent dont le mécanisme est proche de celui de l'harmonica ou de l'accordéon. L'air est insufflé à l'aide de soufflets actionnés au pied faisant vibrer des anches. Il se différencie ainsi de l'orgue aux hauts tuyaux de nos églises. Chaque tirette porte le nom du son qu'elle représente. Harpe éolienne, fifre ou bourdon, des sonorités poétiques qui, joliment assemblées, voient en elles se concrétiser les plus douces mélodies. On compte parmi les ancêtres de l'harmonium des instruments oubliés, aux noms aussi beaux que fantasques comme l'harmonica de verre, l'aeolopantaleon et l'harmoniflûte. L'harmonium ne se cantonne pas aux églises. Les plus grands compositeurs tels que Berlioz et Tchaïkovski écrivent des partitions pour harmonium.
L'instrument de notre lecteur est typique des productions du début du XXe siècle. Il comporte vingt-sept tirettes et mesure 1,10 m de hauteur. Il est en bois, deux colonnettes moulurées supportent le clavier et quatre poignées dorées aux formes sinueuses, servant à le déplacer, lui apportent une touche de lumière. L'ensemble, de style Louis XIII, style dont nos aïeux étaient friands, meuble encore bien des salles à manger dites Henri II. Cet harmonium porte la plaque de son fabriquant Alexandre Rousseau à Paris. La maison Rousseau est fondée en 1855 et la plaque mentionne fièrement l'obtention d'une médaille d'or en 1900 lors de l'Exposition universelle. Fort de cette récompense, deux usines ouvrent à Paris et en Seine-et-Oise et la fabrication se standardise. L'atout premier des harmoniums Rousseau est l'originalité des leurs combinaisons sonores, Alexandre Rousseau n'hésitant pas à marier des sonorités très opposées. N'est-il pas exact que sans diversité, il ne peut y avoir d'harmonie ? Notre instrument a besoin de quelques restaurations, notamment sur un soufflet. En ventes publiques, compter sur une centaine d'euros. Un petit investissement pour un beau défi, sortir l'harmonium de l'oubli : pour de la musique originale chez soi ! »