mercredi 25 août 2010

Les 7 couleurs de l'accordéon


Lors d'enchères à Vichy, le Pôle accordéon, grâce à son droit de préemption, a acquis six accordéons et un harmonium de facture exceptionnelle.
Le 12 juin dernier, le Pôle Accordéons de Tulle a profité d'une vente aux enchères pour agrandir sa collection. « Au début, nous étions partis avec une enveloppe de 6.000 ? et comptions acheter 5 accordéons. Finalement, avec le droit de préemption et prenant en compte la baisse des prix que connaît le secteur depuis 5 ans, nous avons pu acquérir sept instruments pour environ 5.000 ?, » explique Laurence Lamy, heureuse acheteuse et directrice de la Cité de l'accordéon.
C'est donc une véritable « affaire » qu'a réalisée le Pôle de Tulle, qui possède l'une des plus importantes collections publiques en Europe.
Les accordéons datent pour la plupart du milieu du XIX e siècle et sont de véritables pièces de collection, aux motifs travaillés, avec des palettes en nacre et au bois noble. « Contrairement aux idées reçues, les premiers accordéons étaient destinés à la haute bourgeoisie, ce qui explique pourquoi ils sont composés de matériaux précieux », précise Laurence Lamy.
Parmi les acquisitions on peut distinguer un accordéon dit bisonore, avec des touches en nacre, finement sculptées et une riche marqueterie sur la caisse de l'instrument, représentant deux lions, d'autres animaux et des plantes exotiques.
Un harmonium signé Debain, datant de 1850, qui appartient aussi à la famille des instruments à anches libres, , vient compléter cet achat.
Ces pièces viennent s'ajouter aux 500 autres constituant la collection le Pôle accordéons de Tulle.
Ces acquisitions ont bénéficié de 47 % de subventions de la part du fonds régional des Acquisitions des Musées.

Cependant cette collection n'est pas encore proposée au public. Il faudra attendre, pour cela, la création du musée de l'accordéon qui s'ajoutera à celui des armes.

Schubert - Bénédictus

samedi 21 août 2010

Une collection unique à Bars (Dordogne)

21 août 2010 06h00 | Par ALAIN BERNARD

Une collection unique

Les quarante harmoniums réunis à l'église constituent un étonnant musée

 Carola Baylé souligne que les visiteurs peuvent tester tous les harmoniums à Bars.  PHOTO A. B.

Carola Baylé souligne que les visiteurs peuvent tester tous les harmoniums à Bars. PHOTO A.B.


Disciple de Rhoda Scott, Stefan Patry, l'un des grands spécialistes de l'orgue Hammond, vient de se produire à l'église de Bars, près de Thenon, qui abrite la collection la plus complète d'harmoniums de France.

Comme l'explique Carola Baylé, présidente des Amis de cette étonnante collection, la fréquentation par des touristes de toute l'Europe et au-delà, ainsi que les dons d'instruments anciens font de ce musée un lieu particulièrement vivant.

Les dons viennent parfois de loin et, selon la valeur de l'instrument offert, le musée peut en prendre en charge le transport. Leur abondance l'incite à n'accepter qu'un seul instrument par marque d'harmoniums reconnue.

Les plus célèbres marques instrumentales se côtoient donc à Bars : Mannborg et Hinckel pour l'Allemagne ; Debain, Alexandre et Mustel pour la France ; U. Bell pour le Canada, etc.

Si l'on ne fabrique plus aujourd'hui d'harmoniums, Bars sert au moins de conservatoire à cet instrument entre orgue et piano qui a largement inspiré de fameux musiciens tels Haendel, Beethoven, Tchaïkovski ou César Franck.

Un « grand » instrument

Carola Baylé court de l'un à l'autre des 40 harmoniums présentés, jusqu'à la mezzanine, sous les murs peints de l'église, restaurée en 2006 après la découverte de superbes fresques aux couleurs de la famille de Hautefort.

Elle commente : « On a souvent assimilé l'harmonium à la musique d'église. Or, cet instrument un peu mélancolique, fondé notamment sur un jeu de pieds, a aussi servi pour le salon, le voyage ou le simple agrément personnel. Il a pris des dimensions multiples, depuis les plus gros instruments de culte jusqu'aux harmoniums pliants ou tenant dans une mallette ! »

Mais pourquoi donc cette collection à Bars, dans cette forêt Barade refuge de Jacquou le Croquant ?

C'est le drame personnel d'un père de musicien trop tôt disparu qui a tout déclenché : proviseur au lycée René-Cassin à Paris, Jean-Claude Castagneyrol, de racines thenonaises, a souhaité honorer le souvenir de son fils Benoît avec ce centre.

Également tourné vers la documentation sur les harmoniums, il s'occupe aussi de leur réfection : « Le do-ré-mi de la troisième octave est la touche la plus cassée par les harmonicistes ! » lance-t-il avec une réelle expérience…

samedi 14 août 2010

Heure musicale à l'église de Pont-Scorff (56)

Heure musicale
Eglise de Pont-Scorff
Samedi 21 août 2010 à 16 h 00 
harmonium, flûte douce, trompette
Louis-Jean Guillou & Dominique Boissy
Airs baroques et classiques - Cantiques bretons
Entrée libre

jeudi 12 août 2010

Saint-Pompon (24) - L'église s'est équipée d'un nouvel harmonium

 L'abbé Mathieu au clavier de l'harmonium.  Photo DR

L'abbé Mathieu au clavier de l'harmonium. PHOTO DR


C'est grâce à deux généreux donateurs, Dominique Buridant et Marie-Françoise Besançon, bien connus dans la commune pour avoir créé le site Internet saint-pompon.com, que l'église de Saint-Pompon est à nouveau équipée d'un harmonium. Cet instrument à vent, à anches libres et à clavier, témoin du savoir-faire de nos aînés, a été totalement démonté et restauré par ses donateurs et après une bonne année de patience et de bricolage délivre à nouveau ses harmonies douces et soutenues pleines de puissances. Pour beaucoup, l'harmonium ravive des souvenirs d'enfance et représente un peu l'âme des églises d'autrefois.

L'humidité étant le grand ennemi de ce magnifique instrument, une estrade lui a aussi été dédiée et réalisée bénévolement par la SARL Audrerie à Cénac-et Saint-Julien. Reste maintenant à trouver un organiste… On peut retrouver tous les secrets de cet instrument sur saint-pompon.com.


mercredi 11 août 2010

HESSE - Elévation

Congrès international des facteurs d'orgues

Nos orgues sous la loupe des facteurs internationaux

Héritage Abbotsford fête ses cinq ans autour d'un concert de Christopher Jackson

L’orgue-harmonium de Saint-Paul-d’Abbotsford est un instrument singulier au gabarit modeste qui date du XIXe siècle.<br />
Photo : Héritage Abbotsford
L’orgue-harmonium de Saint-Paul-d’Abbotsford est un instrument singulier au gabarit modeste qui date du XIXe siècle.


Quelque 120 artisans du monde entier prêteront l'œil et l'oreille au curieux orgue-harmonium de Saint-Paul-d'Abbotsford, à la veille du concert fêtant les cinq ans d'existence d'Héritage Abbotsford (HA). Cette visite s'inscrit dans le cadre de la traditionnelle tournée des orgues du Congrès international des facteurs d'orgues (CIFO), qui se tient pour la première fois à Montréal, conjointement avec l'American Institute of Organbuilders, jusqu'à vendredi.

LE DEVOIR.com

mercredi 4 août 2010

Un vieil harmonium restauré

Publié le 03 août 2010 09h11
La Société d'histoire régionale de Lévis (SHRL) a présenté à la population, le 24 juillet dernier, un harmonium portatif vieux de presque 100 ans, restauré et en état de fonctionnement.
Par Marie-Christine Patry
mc.patry@journaldelevis.com

C'est dans la chapelle de procession Ste-Anne de Lauzon que les invités ont eu l'occasion de découvrir l'instrument et ce, à travers une prestation musicale. En effet, le duo Yume, formé des artistes Philippe Arsenault et Valérie Harvey a offert une performance alliant la voix à l'harmonium, toujours en parfait état de marche.
Les personnes présentes ont également eu droit à un peu d'histoire puisque le restaurateur, André Bisson, a raconté le parcours de ce type d'instrument.
Ainsi, l'harmonium fut inventé en France en 1842, par Alexandre-François Debain. Durant la même période, on développe également un instrument du genre aux Etats-Unis, qui fonctionne toutefois avec un système de succion d'air, contrairement à celui de la France qui utilisait un système à pression d'air. Celui de Lévis fonctionne grâce à la succion de l'air.
Il semble qu'il soit le seul harmonium portatif fonctionnel à Lévis. Construit entre 1920 et 1930 à Woodstock en Ontario par l'entreprise Thomas Organ co., l'harmonium est un modèle portatif et compact conçu pour être transporté comme une valise par son propriétaire.
Il s'agissait d'ailleurs d'un instrument de musique beaucoup plus abordable que le piano, par exemple, et qui remplissait la même fonction de divertissement que le phonographe et la radio plus tard. Utilisé lors de funérailles durant les périodes des deux grandes guerres, c'était fréquemement des prêtres ou des aumôniers militaires qui, dans le cadre de leurs fonctions, en faisaient usage.
La restauration, commandée par la SHRL, a été rendue possible grâce au soutien financier des conseillers municipaux Robert Maranda et Jean-Claude Bouchard.
Sur la photo : Le lendemain, la chapelle Ste-Anne de Lauzon était toujours ouverte et une dame a joué quelques notes sur l'harmonium portatif.

lundi 2 août 2010

Eglise comble pour l'inauguration de l'harmonium classé et restauré

BELLEGARDE ET SA RÉGION

|BELLEYDOUX |

jeudi 29.07.2010
Plus d'une centaine de personnes a assisté à cette passionnante présentation conduite avec brio par Jean-Bernard Lemoine (debout).Plus d'une centaine de personnes a assisté à cette passionnante présentation conduite avec brio par Jean-Bernard Lemoine (debout).
Vendredi 23 juillet, la municipalité de Belleydoux et la Fédération française des Amis de l'harmonium (FFAH) avaient convié à l'église le public et toutes les personnes qui ont contribué à la renaissance de cet instrument classé en 2008 et restauré en 2009.

Jean-Bernard Lemoine, président de la FFAH, a débuté cette soirée d'initiation à l'harmonium par une histoire de l'instrument, de ses facteurs, et de son oubli avant sa redécouverte il y a une dizaine d'années. La brillante présentation, émaillée d'humour et de nombreuses anecdotes, était illustrée de diapositives prises dans toute la France. L'on a appris que la Chine était l'initiatrice du principe de l'harmonium. Environ 150'000 exemplaires ont été fabriqués en France au 19e siècle, d'abord pour des particuliers, ensuite pour les très nombreux édifices religieux construits à cette époque.
À la fin du 20e siècle, la plupart sont oubliés au fond des églises, victimes des grignotages des souris, de l'humidité, du vandalisme. Dans les années 2000, la FFAH a entamé un inventaire et un historique des harmoniums français.
Une trentaine d'instruments exceptionnels est aujourd'hui protégée, comme la pièce unique de Belleydoux, un Fourneaux des années 1850, qui compte plus de douze jeux, une puissance sonore et un raffinement étonnants. Jean-Bernard Lemoine et Claude Herbert se sont ensuite relayés aux commandes de l'harmonium pour interpréter du Bach, du Strauss, du Saint-Saëns, mais aussi quelques fantaisies drôles et joyeuses.

B.G

Journal La Tribune Républicaine