samedi 30 août 2014

L'harmonium d'art en vedette

Lalbenque (46)

Les sonorités de l'harmonium d'art ont été d'une qualité exceptionnelle.
Les sonorités de l'harmonium d'art ont été d'une qualité exceptionnelle.
La chapelle de Pailhas se souviendra de cette soirée du samedi 23 août et de ce concert organisé par la mairie. Emmanuel Pélaprat et son harmonium d'art dont il s'est fait le chantre, Sonia Sempéré-Pélaprat et sa voix soprano, les violonistes Véronique Constant et Olivier Pons, et la violoncelliste Hélen Linden, ont livré un répertoire à la fois riche et varié.
Les cinq concertistes ont exprimé leur immense talent autour de compositions de Bach à Corelli en passant par Mozart, Dvorak, Kunc et son Ave maria pour soprano, violon et harmonium et autre Karg-Elert et sa Sonatine n° 3 pour harmonium en la mineur.
Les spectateurs qui avaient bien rempli l'édifice n'ont pas manqué de les remercier en les applaudissant chaleureusement.

dimanche 24 août 2014

Emmanuel Pélaprat : «L'harmonium d'art est inexploré en France»

Lalbenque (46)

Emmanuel Pélaprat, une passion pour la musique.
Emmanuel Pélaprat, une passion pour la musique.
Emmanuel Pélaprat, originaire de Toulouse, habite Lalbenque depuis plusieurs années, un village où il a une partie de ses racines. Il y a quelques années, ce grand organiste, insatiable de musique, s'est découvert une passion pour l'harmonium d'art (instrument de musique à vent s'apparentant à l'orgue).
En quoi l'harmonium d'art se distingue-t-il de l'harmonium d'église ?
L'harmonium, inventé en France en 1842, est un instrument typiquement romantique. Il fallait construire un instrument à clavier qui puisse faire des nuances sur des sons tenus. Les premiers harmoniums, produits en de nombreux exemplaires pour les églises, étaient imparfaits. Il a progressivement été amélioré pour devenir un instrument de concert. C'est ainsi qu'est né l'harmonium d'art. L'élément le plus marquant est peut-être l'introduction de marteaux de piano qui permettent de jouer de la musique virtuose.
L'harmonium d'art a-t-il un ambassadeur ?
Le petit-fils du principal inventeur de cet instrument, Alphonse Mustel (1873-1936), a été un grand propagandiste : facteur, inventeur, compositeur, éditeur, concertiste (tournées dans le monde entier), toutes ses activités étaient tournées vers l'harmonium d'art. C'est un organiste belge, Joris Verdin, qui, dans les années 1990, a fait les premiers enregistrements. Des pays comme l'Angleterre, la Suisse et l'Allemagne, ont des virtuoses de cet instrument, mais en France, malgré un intérêt croissant, il reste inexploré. Je m'emploie à le faire connaître à travers des concerts et une thèse que je lui consacre.
Quel genre musical restitue-t-il le mieux les sonorités de l'harmonium d'art ?
À mon sens, c'est dans la musique de chambre qu'il s'apprécie le mieux. Le violon, le violoncelle et le chant sont couramment combinés à l'harmonium. Avec ces instruments nous retrouvons les sonorités authentiques du romantisme.
Quels sont vos projets ?
Nous venons d'enregistrer à Cahors un disque pour la collection «Les musiciens et la Grande Guerre», parue chez Hortus ; il sortira début 2015. À cette occasion nous sommes programmés pour un concert aux Invalides à Paris.

Parcours

Né à Toulouse, Emmanuel Pélaprat a étudié au Conservatoire de cette ville. Il rentre ensuite au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris où il obtient deux Diplômes de Formation Supérieure, mention Très Bien. Attiré par la recherche, il est actuellement professeur à l'université de Bordeaux III. Emmanuel Pélaprat est aussi titulaire du grand orgue Eugène Puget de l'église Notre-Dame du Taur à Toulouse.